Appel à communication

Le congrès sera principalement structuré autour de 5 thèmes permettant d’aborder
ainsi différentes facettes de notre réflexion théorique pratique et méthodologique
relative à la conception

Place de l’analyse de l’activité dans la conception

La transformation d’une situation en s’appuyant sur la connaissance de l’activité est toujours le résultat d’une construction spécifique. Ce thème doit permettre d’interroger les articulations différentes que nous faisons entre analyse de l’activité et conception. Il pourra s’agir de la relation entre activité et étapes du processus de conception, des relations que nous établissons entre description de l’activité et modèles techniques des concepteurs, ou bien encore l’articulation entre activité et conception de produits très innovants. Un autre éclairage à cette question peut quant à lui porter sur la durée de l’intervention, sur la demande qui nous est faite d’intervenir toujours plus rapidement. Se pose alors la question des interventions courtes qui pour être opérationnelles devront être rapides, fondées et efficaces du point de vue de l’activité humaine et de la conception. Quelles sont les conditions nécessaires à la réalisation d’une intervention courte, quels raccourcis considérons nous comme acceptables, etc. pourraient être les questions que des retours d’expérience viseraient à documenter.

Place de l’utilisateur dans la conception

L’individu seul ou dans un collectif, nommé utilisateur ou opérateur, est un acteur que nous positionnons au cœur du processus de transformation. Comment cette implication se décline t-elle, comment donnons nous la parole à l’utilisateur, son rôle est il le même aux différentes étapes de la conception ? Mais également comment distinguons nous et articulons nous les deux rôles différents que peut avoir l’utilisateur : d’un coté il est « objet » d’analyse et d’un autre coté il peut être co-concepteur ayant un avis pertinent sur l’évolution de sa situation. Enfin, comment la conception participative, les consultations de groupes utilisateurs (métier ou grand public) ou tout autre pratique impliquant l’utilisateur ou l’opérateur nous permettent d’approcher ce que sera une situation future.

La coopération des acteurs de la conception

L’ergonome est devenu un acteur reconnu de la conception des situations mais il n’est pas le seul à être impliqué dans ce processus de transformation. La conception d’une situation peut impliquer selon les projets des médecins, architectes, designers, informaticiens, spécialistes en organisation et bien d’autres acteurs encore. Dans un tel cadre l’ergonome doit préciser les règles de sa pratique pour mieux coopérer (la modélisation peut jouer ce rôle) mais aussi pour mieux définir le périmètre de sa contribution et de ses apports. Le rôle de l’ergonome dans cette coopération est posé ainsi que la question de l’interdisciplinarité et de la nécessaire complémentarité des rôles.

Concevoir pour améliorer les conditions de réalisation de l’activité humaine

La conception en terme d’aide vise à anticiper les dimensions liées aux risques et à la santé au travail, à réduire toutes les pénibilités, à faciliter l’utilisation d’outils professionnels ou grand public, à considérer toute la diversité des populations (l’ergonome sait depuis très longtemps que l’homme moyen n’existe pas). Comment intégrons nous ces objectifs à la conception, comment testons nous nos propositions de conception sous cet angle, mais aussi comment concevons nous le spécifique et le général en ce qui concerne les dimensions physiques, cognitives et culturelles

Fonder et opérationnaliser des critères de conception

Notre intervention, longue ou courte, vise des objectifs de qualité qui vont structurer notre intervention tout au long du processus de conception d’une situation. Quels sont ces critères qui vont nous permettre d’orienter positivement la conception dans l’action et ensuite d’objectiver les gains réels de notre intervention ? quelles sont les notions et hypothèses qui fondent ces critères ? Quelles méthodes et quels types d’indices ou de symptômes nous permettent d’opérationnaliser ces critères ?

Des communications hors thèmes pourront être acceptées et seront retenues du fait de leur caractère novateur ou de l’intérêt de leur actualité.

Les auteurs soumettront un texte de 5 à 8 pages. Ces textes seront expertisés et une notification reprenant les avis d’experts sera alors adressée aux auteurs. Les textes validés par les experts seront définitivement retenus. Les textes nécessitant des évolutions devront être modifiés en tenant compte des avis d’expert. Les auteurs feront alors parvenir une dernière version pour expertise définitive.

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